Quatre mois de travail, quatre mois rythmés par des horaires parfois impossibles (heureusement qu'il y a pas de contrôle !mais je ne dénoncerais pas), quatre mois à vivre en-dehors des autres, en-dehors de vous, en-dehors de tout, en-dehors de moi.Quatre mois de week-ends pris, de dimanche midi, de soirées ratées, de couchers tard et de réveils tôt, de nuits trop courtes ou trop longues, de jours de repos trop courts et de services trop longs.Quatre mois de grands cafés au lait, de cafés gourmands, de bons Micros, de 3e bon, de glaces vanille, de bière pression, de boîtes, de pinces, de couverts qui tombent et de carafes d'eau.Quatre mois de clients chiants, exigeants, indécis, lunatiques, habitués, désagréables, impatients et/ou méprisants.Mais aussi quatre mois d'équipe, de rires, de coups de gueule, de cuisiniers bourrés, de stagiaires assistés, de serveuses « qui ne travaillent pas dans la restauration », de délires, de potins, de soutien, d'intérêt, de paie(héhéhé), de mousses, de tartes aux fraises, de groupes à gérer, d'anglais, de repas à pas d'heures, de grignotage, d'italiens, de buffets, de « riz, haricots verts, salade verte, tagliatelles, ratatouilles, poêlée de légumes verts ou frites », de carte à expliquer, de blagues à deux francs, de jupe chaussure, de polos, de pleins d'autres choses qui font que j'aime ce que je fais.Quatre mois décalés des autres, mais pas d'eux.
Contente d'avoir fini, oui et non, parce que je suis bien là-bas, et parce que je suis bien là-bas aussi.Mais là-bas me manque, avec eux, avec la vie tranquille des cours, la ville...
Quatre mois de non-vacances, mais les vacances arrivent, et puis ça recommencera, plus tôt qu'on ne le croit. Mais là, voilà, c'est fini...